- paradiseroad.it
 
 
   
 

Home
 


Marie Antoinette Ducruchon e’ a Montpellier, città francese affascinante affacciata sul Mediterraneo.
Ha diciott’anni  anni e, terminati gli studi, lavora come commessa in un negozio di quadri e cornici. L’arte inizia  a catturarla, daltronde sotto i suoi occhi passano quotidianamente opere di ogni genere, ascolta i discorsi  di artisti e mercanti, inevitabile.

Magic! Esclama spesso in inglese alla vista di ciò che la colpisce, perché un cugino canadese le ha insegnato a casa quella lingua. Finiscono così per chiamarla scherzosamente Magic . Il lavoro le piace e la classe che traspare dalla sua presenza e da come si pone attira via via i clienti che frequentano il negozio. Un bonus, quella marcia in più che nella vita non può che favorirla. 

Ma la separazione dei suoi e la disgregazione della sua famiglia a quell’età la traumatizza. Uno choc inaspettato in una vita piacevole e fino a quel momento allietata dalla passione per l’ arte e dall’ammirazione di chi la frequenta. Ma e’ proprio quella passione, l’amore per l’arte, la sua sensibilità’ spiccata  a far sì’ che Marie non si perda nella nella depressione, anzi, la sua passione si accompagna, proprio in quel momento ad un’altra dentro di lei sopita ma sempre amata, la letteratura del suo paese. Ha vent’anni e come tanti suoi coetanei e’ attratta dai viaggi e dall’avventura. Dopo un soggiorno di un anno a Parigi, prende una decisione, influenzata da un amico virtuale che ha conosciuto in rete. Sceglie una nuova meta, l’Italia.

Si unisce  cosi’ a un’ amica diretta a Firenze . L’idea è  di trovare un posto tra i cento negozi di arte o nelle librerie di quella città per continuare il suo lavoro. Ma l’amicizia virtuale la dirotta nella tranquilla e defilata Parma. Conoscerà così’ di persona l’amico virtuale, l’editore parmigiano Corrado Barbieri, che pubblica questo e  altri siti, nonché libri di storia e di arte. Dal loro incontro e dalla narrazione della sua storia nascono progetti, editoriali e grafici. Apparira’ su Instagram per mostrare al pubblico opere d’arte, oggetti, con la sua raffinatezza tutta francese, e per leggere al pubblico i versi nella sua affascinante lingua. 


***********************************

 


"Amour, amour! Je lève un doigt mouillé qui cherche à tous les vents le bon vent de l'amour.Amore, amore! Alzo un dito bagnato che cerca tra tutti i venti, il buon vento dell'amore."


(Arthur Rimbaud)


 


"Il y a quelque chose de plus intime que l’amour, ce sentiment de se perdre en toi, ou on l’idée de toi.
C’est fou.
"
C'è qualcosa di più intimo dell’amore, questo sentimento di perdersi in te, oppure nell’idea di te. E’ folle. 


(Arthur Rimbaud)

 


J'ai regardé devant moi
Dans la foule je t'ai vue
Parmi les blés je t'ai vue 
Sous un arbre je t'ai vue 
Au bout de tous mes voyages 
Au fond de tous mes tourments 
Au tournant de tous les rires 
Sortant de l'eau et du feu 
L'été l'hiver je t'ai vue 
Dans ma maison je t'ai vue
Entre mes bras je t'ai vue 
Dans mes rêves je t'ai vue 
Je ne te quitterai plus.

( Louis Aragon )

 


Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
contre les portes de la nuit
et les passants qui passent les désignent du doigt
mais les enfants qui s’aiment
ne sont là pour personne
et c’est seulement leur ombre
qui tremble dans la nuit
excitant la rage des passants
leur rage leur mépris leurs rires et leur envie
les enfants qui s’aiment ne sont là pour personne
ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
bien plus haut quel le jour
dans l’éblouissante clarté de leur premier amour.

( Jaques Prevert)

 


Va, chanson, à tire-d'aile
Au-devant d'elle, et dis-lui
Bien que dans mon cœur fidèle
Un rayon joyeux a lui

( Paul Verlaine)

 


Le bouquet

Que faites-vous là petite fille
Avec ces fleurs fraîchement coupées
Que gaites-vous là jolie femme
Avec ces fleurs qui se fanent
Que faites-vous là vieille femme
Avec ces fleurs qui meurent
J’attends le vainqueur.

(Jaques Prevert)

 


Le parfum

Lecteur, as-tu quelquefois respiré
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce grain d’encens qui remplit une église,
Ou d’un sachet le musc invétéré ? 

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré ! 
Ainsi l’amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise. 

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l’alcôve,
Une senteur montait, sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure.

(Charles Baudelaire)


 


L’ ETE ‘ 

Le soleil danse, une flamme dorée, 
Sur les champs verts, une douce rosée. 
Les oiseaux chantent, un air mélodieux, 
L'été est là, un enchantement joyeux. 

Les fleurs s'épanouissent, un arc-en-ciel, 
Dans les jardins, un doux réveil. 
La mer clapote, un murmure apaisant, 
L'été est là, un moment reposant. 

Les nuits étoilées, un ciel infini, 
L'été est là, un amour infini. 
Les rires d'enfants, une joie pure, 
L'été est là, une douce aventure. 

(Albert Camus)

 

 


“ Marie-Antoinette et le chat” - 2024

 


….voi in Italia forse la conoscete poco questa mia Montpellier.
Certo,sapete che e’ una città storica importante, con una storia affascinante. Ma e’ vivendola che si scoprono quei suoi due aspetti coinvolgenti per chiunque. Quello appunto storico-culturale, beh, abbiamo come sapete un ateneo di prim’ordine, e l’atmosfera giovanile che l’ambiente studentesco sparge a piene mani!
I piccoli cafe’, i concerti all’aperto, i musicisti di strada, le stradine frequentate da dolcissimi gatti, gli artigiani, le case dipinte con colori espressionisti…
Sono nata qui, e qui mi sono appassionata all’arte, alla pittura. Poi Parigi ha fatto il resto, spingendomi tra le grandi braccia della letteratura! 
Si’, le due cose assieme bastano per avere una vita piena al limite concesso a una giovane…

 


Mains di Paul Eluard

Les mains se sont aimées 
Les mains ont fait des nids 
Les mains ont fait des jeux 
Les mains ont inventé 
L'odeur du pain 
Les mains ont dit les mots 
Les mains ont fait les gestes 
Les mains ont dit la joie 
Les mains ont dit la haine 
Les mains ont fait la guerre 
Les mains ont fait l'amour 
Les mains ont fait le vide 
Les mains ont fait le tout 
Les mains ont fait le ciel 
Les mains ont fait la terre 
Les mains ont tout compris 
Les mains n'ont rien su 
Les mains sont le mystère.

(Paul Eluard)

 

 


"L'art est un mensonge qui dit la vérité" 

(Pablo Picasso)

 


Nous avons fait la nuit


Nous avons fait la nuit je tiens ta main je veille
Je te soutiens de toutes mes forces
Je grave sur un roc l’étoile de tes forces
Sillons profonds où la bonté de ton corps germera
Je me répète ta voix cachée ta voix publique
Je ris encore de l’orgueilleuse
Que tu traites comme une mendiante
Des fous que tu respectes des simples où tu te baignes
Et dans ma tête qui se met doucement d’accord avec la tienne avec la nuit
Je m’émerveille de l’inconnue que tu deviens
Une inconnue semblable à toi semblable à tout ce que j’aime
Qui est toujours nouveau.

(Paul Eluard)

 


La Robe Fleurie 

Dans un jardin de rêves, où les roses s'éveillent, 

Elle apparait, vêtue d'une robe fleurie. 

Ses yeux, pareils aux cieux, où les nuages travaillent, 

Reflètent la lumière, la joie, la mélodie. 

Le tissu, léger comme une brise d'été, 

S'anime au moindre souffle, un ballet de couleurs. 

Des fleurs sauvages, un doux parfum d'amitié, 

S'épanouissent autour d'elle, brisant les douleurs. 

Elle marche, insouciante, dans ce paysage enchanté, 

Son pas léger effleure l'herbe tendre et verte. 

Le soleil la caresse, sa beauté est exaltée, 

Une vision fugitive, une âme ouverte. 

(Marie-Antoniette Ducruchon)

 

 


Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne, 
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux, 
Je vois se dérouler des rivages heureux 
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone.
Un lazy marin, dont l'odeur le saisit, 
Vient, des pays lointains, avec de lourdes voiles, 
Sur un navire oscillant, à l'horizon, à moitié, 
Et dont le chant, là-bas, des marins est la joie.
Tandis que, portant ton odeur, les riches parfums 
Du bois vert et noueux, des fruits mûrs et luisants, 
Dans l'air, aux alentours, se mêlent aux parfums 
Des corps, et des forêts, et de la mer, et des vents.
À ces parfums de chair, de bois et de mer, 
Je retrouve les charmes de mes jeunes années, 
Dans l'odeur de ton sein, la vie, comme une mer, 
S'épanouit pour moi, dans mes rêves embaumés. 

(Charles Baudelaire)

 

 

 


REVE 

Je suis comme le roi d'un pays pluvieux, 
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux, 
Qui, de ses noirs ennnuis, fait son boudoir obscur, 
Et qui, les bras croisés, attend, sans espoir, 
Un mieux, un lendemain que le sort ne lui promet. 
Mais à qui vient du ciel une chanson d'oiseau, 
Et qui revoit un jour, dans un éclair rapide, 
Le profil souriant de sa bien-aimée, 
Alors il se reprend, se sent devenir fort, 
Et, brisant son orgueil, il ose espérer encore. 

(Charles Baudelaire)

 

 

 


HYMNE A LA BEAUTE’

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
O Beauté ? ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau!
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?

 

INNO ALLA BELLEZZA 

Vieni dal ciel profondo o l'abisso t'esprime,
Bellezza? Dal tuo sguardo infernale e divino
piovono senza scelta il beneficio e il crimine,
e in questo ti si può apparentare al vino.
Hai dentro gli occhi l'alba e l'occaso, ed esali
profumi come a sera un nembo repentino;
sono un filtro i tuoi baci, e la tua bocca è un calice
che disanima il prode e rincuora il bambino.
Sorgi dal nero baratro o discendi dagli astri?
Segue il Destino, docile come un cane, i tuoi panni;
tu semini a casaccio le fortune e i disastri;
e governi su tutto, e di nulla t'affanni.
Bellezza, tu cammini sui morti che deridi;
leggiadro fra i tuoi vezzi spicca l'Orrore, mentre,
pendulo fra i più cari ciondoli, l'Omicidio
ti ballonzola allegro sull'orgoglioso ventre.
Torcia, vola al tuo lume la falena accecata,
crepita, arde e loda il fuoco onde soccombe!
Quando si china e spasima l'amante sull'amata,
pare un morente che carezzi la sua tomba.
Venga tu dall'inferno o dal cielo, che importa,
Bellezza, mostro immane, mostro candido e fosco,
se il tuo piede, il tuo sguardo, il tuo riso la porta
m'aprono a un Infinito che amo e non conosco?
Arcangelo o Sirena, da Satana o da Dio,
che importa, se tu, o fata dagli occhi di velluto,
luce, profumo, musica, unico bene mio,
rendi più dolce il mondo, meno triste il minuto?

(Charles Pierre Baudelaire)

 


La Courbe De Tes Yeux 

La courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,

Un rond de danse et de douceur,

Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu

C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,

Roseaux du vent, sourires parfumés,

Ailes couvrant le monde de lumière,

Bateaux chargés du ciel et de la mer,

Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores

Qui gît toujours sur la paille des astres,

Comme le jour dépend de l’innocence

Le monde entier dépend de tes yeux purs

Et tout mon sang coule dans leurs regards.

(Paul Eluard)

 

 

 


Les Lèvres 

Douces comme l’éclat d’une rose au matin,

Elles murmurent des secrets au creux du destin.

Un frisson s’éveille quand elles effleurent,

Chaque mot qu’elles disent, doucement me leurre.

Elles dessinent des promesses sans bruit,

Des baisers volés dans le silence de la nuit.

Rouges d’envie, ou timides de désir,

Elles parlent d’amour, bien plus que les soupirs.

Un monde s’y cache, à la frontière du cœur,

Où le silence devient chant de douceur.

Et quand les tiennes croisent les miennes un jour,

Le temps s’arrête… au bord d’un amour.

(Marie-Magic )

 


 

 

 


LE NOSTRE CANZONI
Ciao amici di paradiseroad,
Da quanto ho inaugurato questa mia sezione, mi accorgo che mentre poesia e arte francesi hanno un grande seguito, gli italiani conoscono pochissimo la musica e le composizioni attuali francesi. L’Italia e’ ancora “ molto figlia” dell’America in fatto di canzoni, ma vi invito caldamente ad approcciare cio’ che, specie i giovani, ascoltano oggi in Francia.
Forse vi sorprenderà, ma per la maggior parte noi ascoltiamo ancora molte canzoni romantiche! 
(Marie-Antoinette )

 

 

 

 

 
   
  scrivi a info@corradobarbieri.com
++++++